Saint seiya: Episode G: chapitre premier: le grand prologue

Aiolos et Saga: martyr et hérault du destin?
Le premier chapitre de l'épisode G ne m'est vraiment devenu intelligible qu'après la lecture du chapitre second où la voix du cosmos qui n'est pas encore nommée dévoile à Saga son identité et lui remet une arme capable de tuer un dieu.
La thématique messianique des derniers tomes de la partie sanctuaire du manga n'est pas absente de ce chapitre dans lequel Saga s'approchant du bébé Athéna lui demande de lui céder sa place car telle est la volonté des dieux.
Mais quelle est vraiment cette volonté divine dont il se sert pour légitimer un meurtre? Est-ce la volonté du cosmos, c'est-à-dire de Cronos qui le somme de répandre le chaos qui s'oppose à l'harmonie dans l'univers? Est-ce la voix des ténèbres qui sommeillent dans son propre coeur qui lui disent d'accomplir l'irréparable pour entrevoir un autre monde semblable à celui créé par l'another dimension? Ou est-ce la voix de sa propre Raison qui lui souffle qu'une enfant ne pourra arrêter Cronos et lui suggère de s'ériger en nouveau messie du monde chaotique que ce meurtre va provoquer?
Cette dimension profondément complexe du caractère de Saga est sans doute ce qui m'a le plus attiré jusqu'à maintenant dans l'Épisode G car rien n'y est simple, aucune information ne doit être prise pour argent comptant en dépit des apparences ou des répliques des personnages.
A l'opposé de Saga, Aioros incarne l'homme qui ne veut pas créer son propre destin mais changer celui d'une personne qu'il chérit.
"Protéger Athéna ... uniquement pour elle-même". Tels sont les mots du chevalier du Sagittaire qui ne conçoit pas à l'opposé de Saga, la déesse Athéna comme l'incarnation d'un concept, la paix sur Terre, ou d'une fonction, régner sur le monde, qui soit remplaçable mais comme un être humain dont la vie a une valeur en elle-même qui rend illégitime toute action à son encontre.
Dans ce contexte je dirais qu'Aiolos serait peut-être plus humaniste qu'un Saga déiste qui tout en prétendant aimer sa déesse va la tuer pour exécuter la volonté divine mais aussi et peut-être surtout pour trouver une justification à son existence et à son caractère maléfique. Dans La Machine Infernale, Jean Cocteau fait dire à Anubis que le destin broiera toujours les grains de sable qui se mettront dans les rouages de la machine et écartera sans leur faire de mal ceux qui la laisseront suivre son cours jusqu'à ce qu'elle ait broyé tous ses ouvriers.
Dans ce contexte, le fait que Aiolos veuille sauver Athéna pour elle-même et en dépit de la volonté divine le désigne pour tenir le rôle du héros tragique qui se condamne lui-même au martyr.
Saint seiya: Episode G: chapitre second: le garçon d'or

Saga devient un tueur de dieux sur l'injonction de la voix du cosmos
Le second chapitre de l'épisode G est à mon sens le plus représentatif de l'oeuvre et sans doute le plus réussi du point de vue scénaristique à l'heure actuelle. Il se compose de 50 pages dont un prologue en couleur et introduit les grands thèmes et filons qui vont faire le succès de ce manga de fan:
- le retour de Cronos
- la "possession" de Saga
- l'intervention des chevaliers dans le monde réel
- la réaction de celui-ci face au surnaturel
Et l'emprise du sanctuaire sur une réalité dont il se tient en apparence à l'écart.
Autant de thèmes que Kurumada avait plus ou moins abordés dans les premiers volumes de saint seiya avant d'enfermer ses personnages dans des batailles contre les dieux.
Le prologue dont j'ai reproduit un scan plus haut corrige un certain nombre d'incohérences inhérentes à l'univers de saint seiya tout en permettant à son génial auteur, en bon fan qui se respecte, d'exposer ses propres thèses. Ainsi on évacue l'erreur de traduction qui avait poussé à faire croire que c'était Hadès qui avait fait parvenir à Saga la dague qui lui avait servi à attenter à la vie d'Athéna. Cette fois, Cronos est l'auteur de cet acte et il le justifie en désignant Saga comme le fauteur de troubles qui sème le chaos dans la création en s'opposant à la volonté harmonieuse du cosmos. Mais finalement, en perpétrant un assassinat n'est-ce pas Cronos qui introduit le chaos dans la création? Justifiant par là même la réputation de folie qui est attachée à ce monarque dans la mythologie.
Sans être aussi évoluée que la philosophie d'Hadès dans le dernier tome du manga, la psychologie de Cronos est intéressante dans la mesure où elle ne justifie pas le meurtre par la soif de pouvoir mais par la nécessité impérieuse de l'harmonie dans le cosmos.

La menace d'un nouveau Tchernobyl,
une intrusion inhabituelle de la réalité dans l'univers saint seiya
Sur le scan ci-dessus, deux détails m'ont interpellé: premièrement il y a une date, ce que je n'avais pas vu depuis la présentation du tournoi intergalactique dans le premier tome de la série. Nous sommes donc le 28 Mars 1979 soit dans la dernière année du mandat de Jimmy Carter, président des Etats-Unis qui s'est distingué par sa politique très défensive par rapport à l'URSS et la recherche sur la vie extraterrestre... Nous sommes avant Tchernobyl, c'est-à-dire à une époque où le risque nucléaire est plus lié aux missiles de Cuba qu'aux centrales nucléaires. Les visages des figurants civils traduisent néanmoins une grande émotion. En second lieu, l'action est située dans un décor réel, l'île de Three Miles en Pennsylvanie. L'univers de saint seiya retrouve donc une emprise sur le réel.

Et si le sanctuaire contrôlait le monde?
La vignette que j'ai reproduite ci-dessus résume une autre thématique de l'oeuvre de fan d'Okada: l'emprise tentaculaire du sanctuaire sur le monde. Vous souvenez-vous des propos ridicules de Tatsumi dans le premier tome du manga comme quoi les chevaliers auraient été à l'origine de la défaite de Napoléon à Waterloo et du déclin de Rome? Cette thèse avait été reprise dans les premiers épisodes de l'anime où des sbires du Grand Pope apparaissent à l'origine d'un certain nombre de révolutions de par le monde et d'actes terroristes. Kurumada a visiblement laissé tomber cette piste très vite dans son manga mais Okada l'a reprise à son compte dans cet épisode où le chef de l'escadre d'intervention semble obéir directement aux ordres du grand pope et non à ceux du Président, ce qui soulève l'étonnement justifié de John Black qui en bon citoyen pragmatique tente de raisonner en privilégiant la thèse d'un groupe terroriste.

John Black, le véritable chevalier de cette intrigue?
Simple négociateur pour le compte du gouvernement, John Black aurait pu être un simple faire valoir pour Aiola qui fait son apparition dans cet album, un personnage dessiné à la règle comme les touristes japonais qui s'étonnent de voir Seiya briser le sol de ses poings dans le premier tome du manga saint seiya. Or il n'en est rien car Okada a voulu montrer une évolution dans le personnage d'Aiola dont le traitement en fait en même temps le double (par son statut de héros) et l'antithèse de Seiya qui lui n'évolue que très peu. Au début de l'épisode, Aiola se montre froid avec cet homme, il lui cherche des raisons de faire son travail de négociateur car ayant été élevé dans le culte de l'obéissance et du devoir il ne peut ni ne veut comprendre que sauver une vie est un réflexe naturel des êtres doués de compassion et non un acte pour lequel on demande salaire. Protégé par son cosmos, Aiola ne risquait pas d'être blessé par l'attaque du chevalier renégat et John Black le savait pour l'avoir vu de ses yeux mais son instinct et son coeur le font s'interposer pour sauver une vie qui n'est pas en danger et c'est pour cela qu'il meurt: parce qu'il est un véritable chevalier sans en avoir le rang ni la force.

Le cosmos est source de pouvoir et fait se transformer un chevalier en loup
On ne sait à peu près rien de l'adversaire d'Aiola car il ne livre pas son nom. Il ne semble pas être un chevalier noir ayant juré haine éternelle à Athéna mais plutôt un prétendant déçu au titre de chevalier. D'après l'urne qui est représentée dans son monologue on peut supposer qu'il a concouru pour l'armure du Bélier, cela dit sa force ridicule par rapport à celle d'Aiola le disqualifient pour le rôle du rival de Mu. Cela dit sa psychologie est intéressante car à la façon d'un des nombreux personnages bourrins de saint seiya dont Moses de la Baleine pourrait être le champion, il pense que le seul critère pour devenir chevalier est la démonstration de la force. Et c'est cela qui fait de lui un loup parmi ses semblables: ne cherchant qu'à se faire remarquer du sanctuaire il va jusqu'à mettre en péril la survie de l'humanité pour un combat contre un chevalier. Mais au fond peu de choses le différencient à la base d'Aiola. Car finalement le chevalier du Lion établissait au début de cet épisode la distance qui le séparait des humains sur la base de son pouvoir et finalement ne cherchait, en s'acquittant de sa mission qu'à restaurer l'honneur de sa famille terni par Aioros. C'est sans doute la raison pour laquelle il suppose que John Black fait son métier pour sa propre gloire. Et c'est justement la révélation de ce que l'on peut vouloir sauver la vie de quelqu'un par amour désintéressé de l'humanité qui fait véritablement de lui, à la fin de ce combat un chevalier digne de porter une armure.
Au début de son combat, rien ne le différenciait réellement de son adversaire si ce n'est le maître qu'il servait, à la mort de John Black, Leo no Aiolia comprend que l'esprit de la chevalerie ne réside pas dans le cosmos mais dans le coeur.

Le jeune lion perd un ami mais gagne en maturité
Saint seiya: Episode G: chapitre trois:
Celui qui erre et se lamente

Lorsque l'on met tout son coeur et ses espoirs dans un objet, celui-ci prend vie, et si c'était vrai?
Dans le troisième chapitre de l'épisode G, Okada m'a beaucoup surpris par l'utilisation d'un élément de l'animation japonaise qui m'était à peu près inconnu avant le "royaume des chats" (le cadeau du chat en version original), à savoir l'animation des objets qui acquièrent une âme. Dans cet épisode on voit comment un sculpteur agonisant, père aimant de son enfant a choisi de fondre son âme avec celle d'une statue géante de façon à continuer à protéger sa fille.
Le même procédé est utilisé dans le film que j'ai cité lorsque Baron déclare ne pas être un chat mais un objet qui a pris vie car son sculpteur y avait placé tous ses espoirs. A l'origine ce thème vient du mythe de Pygmalion, un sculpteur qui ne pouvant trouver de femme à son goût en sculpta une dans le marbre. Sombrant dans le désespoir en se rendant compte que le marbre n'aurait jamais la chaleur du corps humain, il fut secouru par Aphrodite qui donna vie à la statue dont le nom était Galatée. L'analogie avec la trame de cet épisode est évidente de mon point de vue: un objet s'anime mais l'animation est suivi d'une période de désespoir qui est interrompue par une intervention divine ou semi-divine (Aiolia).
On retrouve plusieurs ficelles qui seront presque toujours utilisées dans l'épisode G: l'utilisation d'adversaires surdimensionnés, une portée moralisante sans manichéisme, une victoire assez facile et attendue une fois que les deux adversaires se sont compris et reconnus mutuellement.
En effet, les premières attaques d'Aiolia contre le Titan errant n'ont aucun effet car celui-ci se lamentera tant qu'il sentira la douleur de sa fille et refusera de quitter ce monde en la laissant seule. Plusieurs tomes après c'est aussi la même malédiction qui atteint Minos qui veut venger sa civilisation et Hector qui veut retrouver l'honneur du guerrier. Comme Hector, le père de Lythos se laissera tuer par Aiola une fois que celui-ci lui aura fait la promesse de veiller sur sa fille.
Plus que les combats, cette absence de manichéisme où le vaincu accepte sa défaite et dans une certaine mesure s'en réjouit est ce qui m'a ravi dans l'Episode G. C'est également la seconde apparition d'un Shaka assez antipathique dans son rôle de recteur d'Aiola. Il lui conseille de faire abstraction de ses sentiments plutôt que de les garder dans son coeur mais d'après ses réflexions en aparté avec Milo, on comprend que son intention est de tester la force de caractère d'Aiola, tester si la haine fera de lui un nouveau Masque de Mort ou un traître comme son frère.
Saint seiya: Episode G: chapitre quatre:
celui qui déchire la lumière

Toujours un subtil mélange entre détails de la vie quotidienne et atmosphère mythique
Le quatrième chapitre de l'épisode G n'est sans doute pas le plus passionnant mais il est intéressant en tant que scène d'exposition de la vie du Sanctuaire. Le scan que j'ai inséré ci-dessus a l'intérêt de montrer que le sanctuaire ne vit pas en autarcie: il y a visiblement des commerçants, des épiciers, des potiers, des animaux et des enfants qui vivent à proximité de ce lieu. Lythos se présente comme une servante du chevalier du Lion dans une superette et les commerçants ont l'air de connaître. Dans les tomes suivants, Galan, l'intendant d'Aiola, présentera quelques fois des documents officiels aux forces de police de Crète ou parlera des économies à effectuer sur le transport. Les chevaliers ont donc des préoccupations très matérielles eux aussi comme ne pas dépasser les frais de mission...

Galan, intendant de la maison du Lion
C'est aussi l'occasion d'introduire plusieurs personnages qui seront détaillés par fines couches successives. Galan, l'intendant de la maison du Lion revendique lui-même sa condition de domestique comme honorable. Je me demande personnellement si Okada fera intervenir par la suite les serviteurs des autres chevaliers d'or qui doivent avoir un personnel pour entretenir leur maison. Galan a perdu son oeil droit et son bras dans un combat pour une armure, on apprendra par la suite qu'il s'agit d'un châtiment infligé par le Pope par l'intermédiaire d'Aioros. Dans la suite de cet épisode, Galan sera manipulé par Pontos qui lui donnera l'ordre de tuer Aiola.

Un peu d'humour de temps à autre ne fait de mal à personne
Une des nombreuses choses que j'adore chez Okada c'est la facilité avec laquelle il change de ton pour passer du sérieux à l'humoristique. On apprend que Lythos est une fille au grand étonnement d'Aiola qui ne l'avait pas remarqué et son personnage se retrouve dessiné à la règle pour connoter sa surprise. Un procédé qui est régulièrement repris par la suite de l'Episode G du reste.
Le Megas Drapenon: l'arme qui servit à castrer Ouranos
C'est aussi l'occasion de faire apparaître un personnage très antipathique pour le moment: Pontos. Dans le tome 4, il me semble, Hypérion dira de lui qu'il est le fils de Gaïa comme Ouranos, Eros et Erèbe. Il y a là une certaine liberté prise avec la mythologie car Nyx et Erèbe (Nuit et Ténèbres) sont engendrés par le Chaos originel de même que Pontos qui représente l'Océan primitif d'où émergea la Terre Gaïa qui donna naissance au ciel Ouranos. Pontos est donc avant tout un concept élémentaire et non un individu. Toujours est-il que dans l'épisode G, sa figure apparaît dans cet épisode du moins comme celle d'un serviteur de Cronos qui donne des ordres à Saga. Par la suite il devient de plus en plus difficile de savoir à quel point Saga est en fait opposé à Cronos et dans quelle mesure les desseins de celui-ci rejoignent ceux de Pontos. Ce dernier dit en effet que l'arme divine de Cronos, le Megas Drapenon, est scellé dans le socle de la statue gigantesque d'Athéna. Cela dit il ne s'agit jamais que d'une faucille utiliser pour castrer Ouranos qui humilié s'enfuit pour ne plus reparaître. Le meurtre du dieu fondateur est un élément récurrent dans toutes les mythologies.
On apprend enfin qu'Aiola porte en lui un mauvais présage et qu'il est donc l'homme à abattre pour les Titans qui vont aller crescendo dans l'artillerie utilisée pour le détruire: d'abord Galan puis Hypérion puis Coeos.
Saint seiya: Episode G: chapitre cinq:
ceux qui se réunissent

Crusos Sunagein: la convocation des chevaliers d'or
Dans ce chapitre, Okada fait une fois de plus preuve d'une maîtrise des référents de la civilisation grecque, et pas seulement de la mythologie, que j'ai rarement retrouvée dans le manga original qui s'adressait sans doute à un public plus infantile. Plusieurs éléments m'ont interpellé: un grand nombre de messagers vient délivrer la convocation du grand Pope à Aiola ce qui suppose qu'ils sont passés par les maisons précédentes pour ce faire or si tout le monde doit faire ainsi cela suppose que pour aller faire les commissions Galan et Lythos doivent emprunter le même chemin et passer par la maison de Masque de Mort et quand on voit ses relations avec Aiola cela m'étonnerait qu'il les laisse passer. L'anime avait sans doute été plus cohérent à ce niveau en inventant des passages permettant d'accéder directement à certaines maisons.
Ensuite j'ai été impressionné par la maîtrise des caractères grecs d'Okada utilisés pour la convocation. Par contre je remarque que les caractères des chevaliers d'or, Aldébaran mis à part, sont peu creusés par rapport au manga. Aphrodite parle de la beauté, ce qui est un élément propre à l'anime et aux films et non au manga original, Masque de Mort parle de la force qui confère la justice aux actes des chevaliers, Camu de garder la tête froide, Dokko et Mu aux abonnés absents etc. Le schéma ne se renouvelle pas vraiment et c'est un peu dommage car vu le nombre de protagonistes, l'intrigue ne peut porter que sur un petit nombre d'entre eux et n'exploiter que marginalement ceux qui ne vivent pas au Sanctuaire.
Enfin je remarque que tout au long de ce premier tome le grand pope ne porte pas de masque et que le design de son costume est assez similaire à celui du manga, c'est à dire assez dépouillé, alors qu'à partir du tome 7 il porte un masque et des épaulettes à pointe comme dans l'anime, une façon de marquer l'évolution de sa personnalité?
Aiola confirme dans cet épisode son attitude rebelle à l'égard du Pope et des autres chevaliers d'or: il ne s'absente pas à la réunion mais arrive très en retard, un trait de caractère qui n'est pas sans rappeler l'attitude de Seiya vis-à-vis de Saori dans les premiers tomes et plus tard celle d'Ikki.
L'attitude de Saga enfin est très ambiguë. On voit bien dans le flash back sur Aioros que celui-ci est considéré comme un traître aux yeux de la chevalerie pour avoir tenté de voler l'enfant Athéna mais il n'est pas dit comment celle-ci a été retrouvée car si les chevaliers étaient persuadés qu'Aiolos avait bien enlevé Athéna et non pas seulement attenté à la vie du Pope, comment ont-ils pu se satisfaire de ne pas retrouver le corps du traître? Et sachant qu'Athéna a été confiée à Mitsumasa Kido, comment Saga peut-il continuer à régner alors qu'Athéna lui a été dérobée? La seule explication que je vois est qu'il a fait croire qu'il avait retrouvé Athéna ou a introduit une fausse Athéna dans le saint des saints.
L'ambiguïté de Saga se manifeste à un autre niveau: il est sensé obéir aux ordres de Cronos et pourtant il convoque tous les chevaliers d'Or en vue de l'assaut d'Hypérion et les met au courant de la situation comme le ferait tout bon chef d'État. Par la suite il ne fait rien pour faciliter les projets de Cronos ou empêcher les chevaliers d'or de les entraver. J'ai l'impression qu'il manipule Cronos en le forçant à envoyer assaut sur assaut au Sanctuaire de façon à l'affaiblir et ainsi servir ses propres desseins.
Entre Saga, Cronos et Pontos il est finalement peu aisé de savoir qui manipule qui.
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Cette article est copyright Diego Jiménez
Les personnages de Saint Seiya sont copyright Masami Kurumada.