Saint seiya: Episode G: Tome 9
Chapitre 34 : Celle qui rend la sentence
Les six Titanides se dressent face à Aiolia qui s’étonne du caractère très juvénile des traits de Cronos. Il faut dire que les personnages de l’Episode G étant assez anorexiques, tous les personnages semblent avoir entre 15 et 20 ans.
Il semble que le cosmos de Cronos se soit évanoui, Aiolia parle d’un « cosmos
vide et sans profondeur ». De plus il semble affecté d’amnésie. Les titanides
demandent à Mnémosyne, incarnation de la mémoire, des explications que celle-ci
fournit finalement.
Les explications qui suivent sont peu cohérentes :
« Le pouvoir d’un dieu réside dans l’Ichôr qui coule dans ses veines. Ce qui fait sa divinité, les techniques et les connaissances qu’il possède, ainsi que tous ses souvenirs se trouvent dans son puissant cosmos ! »
Donc, logiquement, cela induit qu’un dieu ne peut être lui-même que dans son propre corps puisque c’est dans son sang que réside son pouvoir, non ? Or Athéna, Hadès et Poséidon se réincarnent dans des corps humains et ils n’en sont pas moins dieux pour autant. Première incohérence.
Ensuite, en commençant sa phrase sur l’Ichor qui conditionne la divinité, Mnémosyne trouve le moyen de la finir en affirmant que c’est en fait le cosmos qui conditionne le pouvoir. Cela revient à dire une chose et son contraire dans la même phrase, elle est quand même forte ! Seconde incohérence.
Mnémosyne dit ensuite que le corps de Cronos scellé par Zeus émettait un cosmos qui se matérialisait sous la forme de l’illusion qu’a combattue Aiolia. Lorsque cette illusion a été détruite par le Lion, le cosmos de Cronos a explosé en même temps que le sceau de Zeus. Cronos ayant perdu son cosmos, il a cependant un corps mais est amnésique et impuissant.
Or ne vient-on pas de lire que la divinité d’un dieu résidait dans le sang qui coule dans ses veines ? Avant de lire que c’était dans le cosmos ? C’est très nébuleux tout ça car si le cosmos et le corps d’un dieu sont dissociables, la destruction de l’un ne doit pas avoir d’influence sur l’autre et s’ils sont indissociables, la destruction du premier entraîne celle du second. Je ne veux pas blâmer Okada mais j’ai l’impression qu’il a du mal à trouver une cohérence à sa propre intrigue.
Aiolia, lui ne se pose pas tant de questions et comprenant que Cronos n’est pas lui-même, alors il doit en profiter pour l’éliminer. Soit dit en passant, ça n’est pas très « chevaleresque » d’attaquer un amnésique sans défense. Il lance son Lightning Bolt, mais Thémis intervient pour protéger son roi, fendant l’air de son pied.
L’attaque de Thémis se nomme BRABEUS BLADE, la lame du jugement.
« J’ai le pouvoir de juger et de sentencier toutes les créatures vivantes. Plus le poids de tes fautes est grand, plus mon attaque sera puissante. »
Elle utilise alors la variante de sa technique : BRABEUS TALANTON, la balance du jugement. Ca fait beaucoup penser à la malédiction de Pharaon de la Bête, non ? Thémis va achever Aiolia lorsqu’elle est contrée par Shura du Capricorne qui a dû remonter les temples du Verseau et des Poissons à toute vitesse pour arriver sans se téléporter. Les assauts suivants de la titanide sont contrés par Aiola et Shura qui déclare :
« Il n’existe aucun homme coupable d’aucun crime et tu le sais ? Nous autres les Hommes nous battons ensemble et pouvons nous soutenir mutuellement. »
C’est un peu le discours que tenait Athéna à Hadès en lui faisant remarquer que commettre un péché est dans la nature de l’homme et de la vie.
Mais de son côté Rhea semble impatiente d’en finir et prend part au combat en utilisant une technique d’invocation GE PYTHON, les serpents de la Terre.
D’immenses serpents de pierre attaquent aussitôt Shura et Aiolia. La présence de Rhéa aux côtés de Cronos est surprenante car elle est celle qui dans la mythologie cache Zeus à Cronos sur le mont Ida et provoque la chute de Cronos. Elle apparaît par la suite dans le mythe de l’enlèvement de Perséphone.
Les Titanides rejoignent le palais de Cronos tandis que Shura, sur le point de flancher sous le poids de la Balance de la Justice est sauvé par Aldébaran entrevu dans l’interlude 10 « celui qui se hâte » dans lequel Mû le téléporte au Sanctuaire, chose par ailleurs impossible comme chacun sait.
Chapitre 35 : Celui dont la force est sans égale
Les Titanides apparaissent dans le palais de Cronos, toujours aussi inutile par ailleurs, et après avoir habillé leur roi, commencent à se poser des questions sur Pontos.
Celui-ci, à l’écart tient un discours surprenant : « Voler des vies est l’apanage de celui qui peut créer la vie, mon maître est plus digne de ce rôle que quiconque. »
Pontos sert donc un maître qui n’est pas encore nommé à ce stade de la trame et qui n’est pas Cronos.
Je ne vais pas m’attarder sur ce qui suit car il me semble que ce chapitre a pour seul but de justifier la couverture de l’album tant il est évident que le blabla des saints et des titans est destiné à remplir un combat inutile et sans âme. Pour résumer, Aldébaran utilise la GREAT HORN pour détruire le Python. Rhéa invoque alors un autre serpent géant, l’Hydre de Lerne.
Aldébaran utilise à nouveau la même attaque pour détruire les neuf têtes de l’hydre et la Balance du jugement par la même occasion.
Tout le monde rentre chez soi sauf Aiolia, qui devant assurer ce rôle dans ce one man show, repart en guerre.
Chapitre 36 : Celui qui engendre le changement perpétuel
En Egypte, des explorateurs sont attaqués par un Smilodon et sauvés par le chevalier de Bronze du Lynx, Renshu, que l’on a connu il y a quelques tomes. Shaina de l’Ophiuccus apparaît également pour faire la peau à un second félin.
Pendant ce temps la végétation qui gagne les villes environnantes semble annoncer un processus de régression civilisationnel.
Dans le palais de Cronos, le souverain adolescent ne se souvient toujours de rien mais tend instinctivement la main vers un énorme sablier ADAMAS PSAMMOS, le sable de diamant qui semble être à l’origine de ce retour dans le passé.
Okada semble décidé à donner de nouveaux pouvoirs à Cronos car celui-ci n’est pas l’incarnation du temps. Le dieu du temps se nomme « CHRONOS », c’est une divinité du mouvement orphique, sorte de secte de l’Antiquité, qui concevait Chronos et son épouse Ananké comme des concepts primordiaux : Le Temps et la Fatalité. Pour cette secte mal connue, Chronos est un monstre au corps de serpent possédant trois têtes dont l’une est humaine.
Pendant ce temps, le grand pope, par ailleurs très éloigné de mes préoccupations sémantiques, déclare l’annulation de l’ordre de non intervention intimé aux saints dans le tome précédent et le début d’une guerre sainte. Saga jette donc le masque qu’il gardait pour Cronos depuis le tome 1.
A Grevena, où le Titan Crios a vu son épée détruite par Shura, les gardes du Sanctuaire se pressent pour récupérer la précieuse relique. Ils sont cependant devancés par Océan ou Okéanos si vous préférez. Les soldats sont sur le point d’être balayés par le THALASSA DELUGE, sorte d’immense tsunami quand intervient Aiolia.
Petite pause mondaine. Océan prend le temps d’expliquer le plan des Titans à Aiolia. Ils veulent faire régresser le monde à l’époque de la préhistoire, de cette façon les hommes redeviendront des grands singes et son saura enfin où est le chaînon manquant de l’évolution !
Humour mis à part, je remarque que les gardes ont un design plus réaliste, moins anorexiques que les autres personnages. Ca crée un décalage assez amusant.
La pause syndicale étant terminée, Aiolia et Océan peuvent reprendre leur combat mais celui-ci est interrompu par Camus du Verseau qui gèle le mouvement de l’eau avec sa poussière de diamant.
Chapitre 37 : Celui qui provoque le changement perpétuel
Je n’ai pas été vraiment passionné par l’affrontement de Camus et Océan donc je vais résumer. Camus gèle à nouveau le THALASSA DELUGE mais Océan a une botte secrète : il peut se déplacer dans les courants d’eau même gelés. Cela lui permet d’utiliser les dagues de sa souma STEAM EDGE.
Il peut ainsi créer deux immenses tourbillons d’eau qui déferlent sur Camus. C’est le CURRENT IMPACT.
Océan pense avoir gagné et prend même le temps de disserter avec Aiolia sur le sens de la présence des humains sur Terre mais il apparaît qu’il s’est fait emprisonner par les cercles de glace de Camus, le KOLTSO.
Grâce à un nouveau STEAM EDGE, Océan parvient à briser les cercles de glace et à les renvoyer sur Camus. Océan utilise une nouvelle technique DAITEKI HASSEI, le déluge de gouttes pour accompagner son attaque et réaliser ainsi une sorte de combo en combinant l’effet de ses dagues avec celui de l’impact du courant.
Devant le danger pour les gardes, Aiolia doit utiliser son Lightning plasma pour bloquer le courant d’eau. La déflagration manque de tuer tous les gardes, c’est pas passé loin.
Camus se relève à nouveau et montre à Océan qu’il a gelé son bras gauche, l’empêchant de se servir de son pouvoir à son maximum. Il passe ensuite à l’attaque avec le DIAMOND DUST et le combat se termine par un net avantage pour le chevalier d’or.
Conclusion personnelle : Vu le mal qu’ils se donnent pour ne même pas arriver à battre un chevalier d’or en combat singulier, les Titans me semblent très présomptueux dans leur dessein de se venger des dieux. Présomptueux ou suicidaires… Je comprends pourquoi Titanomachie signifie « massacre des Titans ».