Saint seiya: Episode G: Tome 10

Chapitre 38 : Ceux choisissent leurs dieux

 

Enfin un premier chapitre intéressant ! Dans le Cronos Laberinthos, les soldats des Titans célèbrent leur roi tandis que d’autres font leurs adieux à leur famille qu’ils ne reverront sans doute plus. Intéressant car dans saint seiya, aussi bien les spectres que les saints ou les Mariners ne semblent pas avoir de vie à partir du moment où ils sont appelés par leur maître. Dans Asgard c’est différent car on sent un sentiment nationaliste chez les god warriors. Mais ici, on va encore plus loin dans la mesure où les soldats qu’on peut comparer à de la chair à canon à voir la façon dont ils sont sacrifiés ont une vie, une famille, des attaches.

Hypérion s’entretient avec son collègue Coeos, son discours est assez paternaliste : il ne justifie plus la guerre par la nécessité de se venger de Zeus mais par celle de guider son peuple vers la lumière. C’est le fait qu’il représente une nation, un peuple qui fait de cette guerre, une guerre juste et non plus son statut divin. Ca me rappelle la morale de la guerre juste par Saint Augustin, à ceci près que pour cet auteur la guerre n’est juste que lorsqu’elle est défensive.

 

Plus loin, Pontos, discute avec une femme plongée dans une fontaine aux formes assez spéciales : on dirait un globe terrestre entouré d’ailes.

 

 

Leur dialogue est un peu opaque et après avoir vu la traduction de Gokiburichan, je ne suis pas sûr que celle de Panini soit la meilleure. On comprend que Pontos a pour intention de « purifier la Terre » et de rassembler une conjoncture de phénomènes qui devrait permettre aux saints d’or de « chasser les ténèbres » pour ouvrir la voie à un monde nouveau qui appartiendrait à sa maîtresse. Compte tenu du sexe de la divinité, j’imagine qu’il s’agit de Gaïa, ce que Okada confirmera en temps utile. Ce qui est plus gênant c’est que cette divinité est apparemment enfermée alors que Gaïa, la Terre pour les Grecs, n’a pas de forme physique dans la mythologie.

Elle est certes en conflit avec les Olympiens auxquels elle envoie les Géants et le monstre Typhon mais en tant que personnification de la Terre mère, les dieux ne peuvent guère prendre de sanctions contre elle sans scier la branche sur laquelle ils sont assis. Cela prouve au moins que l’Episode G n’a pas pour vocation de se limiter à une bataille contre les Titans.

 

A Grevena, Océan reprend l’avantage. Il est parvenu à libérer ses deux bras de la glace de Camus. Puis il utilise les particules d’eau en suspension autour du Verseau pour lancer une nouvelle attaque : AUGE HYDOR, le torrent de lumière étincelante. Cette technique permet à Océan de contrôler l’eau dans le corps de Camus (80% du corps humain est composé d’eau) et aussi son sang. Il peut donc faire tourbillonner le sang du chevalier et le forcer à s’en vider.

Océan pense avoir gagné lorsqu’il réalise que les portes du palais de Cronos sont gelées par un cercueil de glace, FREEZING COFFIN en anglais. Il en est de même pour sa souma car Camus a utilisé son sang éparpillé dans l’air comme un catalyseur de sa glace.

Camus conclut par une AURORA EXECUTION mais bien que la souma soit complètement gelée, cela ne semble pas suffisant pour vaincre Océan qui reconnaissant cependant que son armure a atteint sa limite, brise la glace qui le retenait et se téléporte dans le palais.

 

Je me pose deux questions du coup : A quoi sert-il de geler les portes si les Titans peuvent se téléporter chez eux ? N’est-il pas honteux pour un dieu de battre en retraite de cette façon avant même d’être blessé ?

Cependant, par un tour de magie que je n’explique pas, il a récupéré l’épée de Crios qui est à son côté à son arrivée.

 

 

 

Chapitre 39 : Le Voleur d’âme

 

Un chapitre de transition parmi d’autres. A son arrivée, Océan se fait un peu taquiner par Japhet des Dimensions qui disparaît peu après pour accomplir sa mission : attirer le Lion à l’intérieur du palais. L’objectif est apparemment celui-ci : les Titans attendent d’Aiolia qu’il brise le Freezing Coffin de l’extérieur.

C’est quand même difficile à croire qu’ils ne puissent le faire eux-mêmes mais bon. Le second objectif est moins avouable : les Titans veulent que Aiolia frappe à nouveau Cronos de ses éclairs pour lui faire retrouver ses souvenirs.

Apparemment ça ne les effraie pas que leur roi puisse mourir pendant l’opération. Quels sujets dévoués quand même…

 

A Grevena Aiolia et Camus rencontrent Lythos qui est venue pour ramener le Lion. A ce moment précis Japhet apparaît et enlève la gamine en mettant Aiolia au défi de le suivre pour la récupérer. Ni le Lion ni le Verseau ne peuvent riposter sans prendre le risque de la blesser.

 

Japhet disparaît donc et Aiolia décide de briser le cercueil de glace pour pénétrer dans le palais de Cronos. Une fois cela fait Camus gèlera à nouveau les portes derrière lui.

  

Chapitre 40 : L’homme de fer de la mort

 

Bon, eh bien cette fois c’est clair, un cercueil de glace, c’est pas résistant ! Pas besoin des armes de la Balance, un petit Lightning Plasma et ça casse tout seul ! Je me demande quel doubleur est allé nous sortir que la force de plusieurs chevaliers d’or réunis n’était pas suffisante pour l’entailler.

 

Pauvres soldats, ça va être leur fête… Ils attaquent courageusement le Lion à l’arme blanche et comme les vaillants chevaliers de Poitiers et Azincourt, accueillis par un déluge d’éclairs.

Comme le dit Aiolia :

« Vous m’avez cherché… vous m’avez trouvé ! »

Ce chapitre est un massacre qui se termine par la destruction du pont menant aux portes du temps malgré les efforts désespérés des soldats pour blesser le Lion.

 

Chapitre 41 : L’homme au parfum sucré

 

L’attitude des Titans ne laisse pas de me surprendre. S’ils ont envie qu’Aiolia s’en prenne à Cronos, pourquoi lui bloquer le passage ? Ils devraient au contraire dérouler le tapis rouge, non ?

Quoiqu’il en soit, Hypérion se prépare à la bataille et met un masque, prêt à prendre la tête de ses troupes. Troupes dont le moral est passablement atteint d’ailleurs car les quelques mètres qui les sépare du monde de la lumière sont gardés par un chevalier invincible.

 

Hypérion apparaît et après s’être témoignés tout le plaisir mutuel qu’ils éprouvent à se revoir après une si longue séparation, les deux adversaires engagent le combat. Le Titan a dû se retenir dans le second tome de la série car il domine aisément Aiolia grâce à une attaque redoutable : GURTHANG VORTEX, le vortex de l’épée de la mort.

Le Lion est emporté dans le tourbillon d’ébène et les soldats par leur enthousiasme.

Hypérion, quant à lui, marque une réelle préoccupation pour ses sujets et reproche aux humains de profiter de la Terre sans entendre les cris des oubliés du progrès.

En même temps, ceux-là, on aurait du mal à les entendre…

 

Les soldats s’agenouillent devant Hypérion lorsque celui retire son masque et leur tient un discours qui ressemble beaucoup à un prêche. En substance « N’ayez pas peur de la mort car vos corps sont déjà bénis par les dieux ».

 

Le combat reprend et Aiolia propose de plaider la cause du peuple des Titans sur Terre, ce qui ne semble guère convaincre leur chef. Pour finir, Hypérion décroche et défie Aiolia de traverser le temple de Cronos pour se retrouver en sa présence.

En même temps si Aiolia claque en route, ils auront l’air malin avec leur roi amnésique…

 

Chapitre 42 : Celui qui ouvre le chemin de la victoire

 

Aphrodite fait une entrée très remarquée et manifeste le désir de faire du monde des Titans une peinture en rouge.

Comme on pouvait s’y attendre, la bataille tourne à la boucherie : le chevalier des Poissons utilise les roses rouges pour vider les soldats de leur sang afin de donner un peu de couleurs vives à leur monde. Les branches des rosiers prennent des proportions gigantesques et transpercent leurs cibles par dizaines.

Aiolia intervient pour arrêter le carnage. Aphrodite lui donne alors un cours d’anti-manichéisme : les ennemis sont des ennemis, la paix sur Terre est ce que doivent protéger les chevaliers quitte à se montrer cruels. Et enfin « il faut plus qu’un idéal pour faire un chevalier ». C’est un Aphrodite assez proche de celui du manga finalement : l’ordre même s’il est injuste est toujours préférable au chaos et au nom de cet ordre, les actions les plus cruelles trouvent une justification.

Mais cette recherche de la paix s’accompagne aussi d’une quête de la beauté et de la pureté qui rend sa cruauté gratuite. Une bonne combinaison entre les différentes visions de ce personnage véhiculées par les différents médias saint seiya en somme.

 

Le Débat entre les deux Saints est interrompu par Antrakma Zugilos, Zugilos du Rubis, un autre Géant aux proportions titanesques et encore plus bourrin que ses collègues puisqu’il balaye ses propres soldats de sa masse d’armes.

Aphrodite utilise alors la rose noire, ou rose piranha pour détruire la masse d’armes du Géant puis libère Aiolia des ronces qui l’emprisonnaient et lui ont permis de lui donner un peu de son cosmos. Le Lion part en avant tandis que l’issue du duel ne fait plus guère de doutes.

 

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Cette article est copyright Diego Jiménez
Les personnages de Saint Seiya sont copyright Masami Kurumada.