Saint seiya: Episode G: Tome 11

J’ai longtemps attendu ce tome et honnêtement j’ai été très déçu. J’ai la nette impression que Megumu Okada s’est enfermé dans un style, des références, des dialogues et une intrigue étriquée et qu’il n’arrive plus à se donner de l’oxygène. Partant de là il se trouve obligé de faire durer chaque combat un tome entier avec des répliques qui sont toujours dans la tonalité du tome précédent. Mais ce qui est plus grave à mon sens c’est que ce mangaka semble recourir à l’incohérence la plus évidente et grossière pour faire tenir debout son personnage principal. A trop centrer l’intrigue sur Aiola, je pense qu’Okada va finir par se plagier lui-même de tome en tome et les imperfections de son travail n’en seront que plus évidentes.

 Interlude 11 : Celui qui se dresse à la frontière

 

Cet interlude est la seule partie de ce tome que je ne qualifierais pas de « remplissage ». Le personnage d’Aphrodite est vraiment très bien mis en couleur de façon originale qui plus est, ses cheveux étant verts. Pour résumer, le Grand Pope le charge de paver de roses la route qui mène aux « Enfers », le Cronos Laberynthos dans le contexte.

Deathmask demande à Aphrodite s’il est de leur côté, autrement dit s’il connaît de l’imposture de Saga. Celui-ci lui répond très joliment : « Je me tiens toujours sous la bannière de la justice si belle car je suis un être qui ne trahira jamais la beauté. »

 

Chapitre 43 : L’élu des dieux

 

Assez long dialogue entre Saga et Pontos qui semble s’inquiéter de ce que sa marionnette se comporte comme un vrai Pope et lui échappe des mains. Saga s’excuse de l’irruption d’Aiola dans le monde des Titans en prétextant avec sa mauvaise foi habituelle avoir envoyé Aphrodite pour l’en empêcher alors qu’il a fait le contraire.

Retour en Enfer si je puis dire. Aiola, toujours lui malheureusement, court vers le palais. Il est arrêté par Antrakma Zugilos qui va terminer son duel contre Aphrodite.

 

Zugilos semble un peu moins nul que ses prédécesseurs Géants. Il parvient à se libérer des ronces d’Aphrodite grâce au fracassement des bras de lumière et blesse légèrement le chevalier. Il s’agit cependant d’un combat inégal dans lequel le Géant n’a guère de chance de l’emporter au corps à corps.

Aphrodite le blesse gravement avec ses Royal Demon Rose et l’achève avec une rose sanguinaire (blanche) pour lui faire honneur. Il repart ensuite vers le Sanctuaire.

 

Retour sur Aiola qui se heurte dans sa course à Pontos et début d’un longuissime combat qui ne débouche sur rien… ou presque.

 

Chapitre 44 : Celui qui crée des tourbillons

 

Pourquoi m’attarderai-je là-dessus ? Pontos a une armure phosphorescente par moment qu’il nomme l’Ars Magna, le Grand Art, Arus Maguna en katakana. Le Grand Art désignait au Moyen-âge l’alchimie et les sciences occultes, c’est peut-être une référence pour Okada.

Le pouvoir de Pontos est celui des dieux : le Dunamis.

Grâce à ce pouvoir qui lui permet de créer des tourbillons tranchants, il parvient à sectionner le bras du Lion au niveau du coude et à lui percer le cœur. Bon en théorie, le cœur étant une pompe permettant l’afflux d’oxygène au cerveau, Aiola devrait mourir en quelques secondes mais on est dans un manga, n’est-ce pas ?

  

Chapitre 45 : Celui qui fait un sacrifice

 

 Pontos invite Aiola à reconnaître sa défaite et à saisir sa main tendue pour recevoir l’Eskatos Dunamis, le pouvoir des dieux susceptible de le sauver. Ca me rappelle une scène très connue de « l’Empire contre attaque » : « Prends ma main Luke ! ». Mais je digresse.

Evidemment Aiola riposte par un énième Lightning Plasma tout aussi inefficace que les précédents.

Pontos révèle deux techniques qui ne renouvellent pas vraiment ses tourbillons : Melas Kuma, la vague noire et Melas Helix, le tourbillon noir.

Et ça continue… Pontos commence à avoir de l’estime pour Aiola, l’homme digne d’être déicide, ce qui suppose qu’il souhaite une forme de mort pour Cronos et Aiola de rétorquer sa foi en l’humanité et dans le côté lumineux du cosmos.

Par un miracle que je ne parviens pas à expliquer et qui n’est pas explicable de toute manière, Aiola parvient à « relier et régénérer les parties de son cœur et de son bras détruites au niveau atomique ».

Comprenne qui pourra. Apparemment la foi de Galan, l’intendant d’Aiola qui a jadis perdu un bras face à Aioros, a permis au second de retrouver l’usage de son bras. C’est à ce genre de procédé grossier que je faisais allusion en avant-propos.

 

Chapitre 46 : Celui qui croit en l’avenir

 

Pontos aimerait bien se venger d’Aiola qui vient de le frapper en plein visage, manque de chance l’armure de la Balance est venue s’interposer.

Pontos neutralise assez facilement les assauts successifs d’Aiola mais celui-ci parvient finalement à le feinter en lançant un Lightning Bolt puis en se déplaçant sur la gauche de Pontos avant de son attaque ne l’atteigne, lui permettant de le frapper dans un angle mort de sa défense.

Pontos ne peut que constater qu’Aiola a dépassé la vitesse de la lumière et atteint la vitesse divine en se déplaçant encore plus vite que les éclairs qu’il lance.

 

Chapitre 47 : Ceux qui perpétuent le cosmos

 

Pontos est blessé même si ce n’est pas visible. Pour la première fois depuis le début du combat, il semble sortir de ses gonds, je dirais même qu’il pète un plomb car il ne pense plus qu’à faire la peau à Aiola qui épuisé ne peut plus se défendre.

Le Bouclier de la Balance et une projection astrale d’un Dokho jeune l’en empêchent. Lorsque cette illusion se dissipe, Mû de Jamir téléporte les chevaliers d’or présents au Sanctuaire à l’exception de Deathmask, Aphrodite et Saga dans le Labyrinthe. Pontos songe un moment à les écraser comme des insectes mais Saga lui rappelle que le plan consistait à les faire se mesurer aux Titans.

Pontos concède ce point à sa « marionnette » et disparaît en prédisant à Aiola qu’il sombrera dans les ténèbres et devra affronter la justice divine.

 

D’une certaine manière la prédiction de Pontos se réalise dans les dernières pages du tome qui sont une reprise par Okada des dernières minutes du combat de Seiya contre Aiola dans le chapitre du Sanctuaire. Combat au cours duquel Aiola est possédé par les ténèbres… du grand Pope.

 

J’imagine sans mal que dans les tomes suivants chaque chevalier d’or se verra opposer à un Titan. Au total ils sont six et les Titans plus les Titanides sont douze en comptant Cronos.

 

 

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Cette article est copyright Diego Jiménez
Les personnages de Saint Seiya sont copyright Masami Kurumada.