Chapitre 12: Ce qui aurait dû être oublié
Diane adorait se baigner dans le bassin de l’Olivette, l’eau y était à la température idéale, ni trop chaude, ni trop froide, et ce qu’elle aimait par dessus tout, c’était pouvoir s’y baigner complètement nue. Cela lui était facile, même de jour, l’endroit se trouvait dans une de ces cuvettes lovées aux pieds de deux volcans éteints. Le bassin de l’Olivette était ressourcé par une minuscule cascade qui dévalait le flanc du volcan.
Un soleil radieux dardait ses rayons sur les vallées verdoyantes de l’île de Sotoro. En voyant l’île aujourd’hui, on avait peine à croire qu’elle avait été recouverte de volcans en furie, il y a longtemps.
Diane passait le plus clair de son temps sous l’eau limpide, nageant telle une sirène au milieu des poissons.
De la sorte, elle ne vit pas tout de suite son frère qui la regardait se baigner, une impatience franchement exprimée dans ses yeux bleus de rebelle.
Les cheveux roux, il avait une longue mèche qui lui barrait le visage et portait un bandeau bleu sur son front. Même si trois générations les séparaient, Thomas Kido ne ressemblait pas du tout à son ancêtre Ikki, pourtant, on pouvait déceler dans son regard un certain air farouche et indomptable, tout comme celui du chevalier Phénix.
Les mains dans les poches de son bermuda, il attendait que sa sœur daigne bien sortir de son bain quotidien.
Diane s’aperçut de sa présence et nagea jusqu’à lui, un sourire aux lèvres.
-Salut, frangin !
-Aurais-tu la politesse de sortir de ta pataugeoire, j’ai quelque chose à te dire.
-Toujours aussi aimable ! Passe-moi mes habits.
La jeune fille sortit de l’eau sans que son frère ne se retournât. Contrairement à Thomas, Diane était une jeune fille très sociable. Elle se rhabilla vite fait et séchait ses cheveux couleur auburn quand son frère sortit une feuille manuscrite de sa poche arrière.
-J’ai reçu ça au bureau, ce matin, lui dit-il d’un air curieux, un e-mail d’une certaine Kara Kido.
Diana avait arrêté son geste et posait son regard sur la feuille. Thomas scrutait sa sœur d’un air perçant.
-Ne me dis pas que c’est encore pour cette histoire ? lui demanda-t-il légèrement contrarié et colérique.
-Tu l'as lue ?
-Non ! Tu me prends pour qui ! C’est ton courrier ! fit-il sur la défensive.
-Bah…Ca nous concerne tous les deux.
Diane avait déplié la feuille et lisait le message.
-Kara Kido me dit qu’ils ne sont plus très loin de l’île et qu’ils pensent arriver avant la fin de la semaine.
-Ils ? Parce qu’en plus ils sont plusieurs ?
-Oui…Euh (Diane replia la feuille et la fourra dans sa poche)... Elles viennent avec la descendance de Hyoga et Shun. Diane ne se départit pas de son ton léger sous le regard abasourdi de son frère. Ils ont avec eux deux parties de la statuette.
-Tu sais ce que j’en pense, Diane ?
-Oui.
-Tu sais que je refuse qu’on ouvre son cercueil ?
-Oui.
-C’est une boîte de Pandore, Diane !
-Oui, je sais.
-Et tu les fais quand même venir ?
Diane posait sur son frère un regard rempli d’espoir.
-Il va falloir que tu changes d’avis, Tom. Kara m’a raconté ce qu’il leur est arrivé jusqu’à maintenant, ce qui s’est passé en France, ce dont Milan, le descendant de Hyoga, a hérité de son grand-père…Je crois que nous n’avons plus le choix.
Thomas hocha négativement la tête et repartit vers sa voiture :
-On a toujours le choix, frangine ! lui dit-il en montant sur le siège conducteur.
Diane l’avait suivi sans un mot et avait pris place sur le siège passager.
Le Sanctuaire d’Athéna
Onissifor avait étalé un grand parchemin sur la table devant lui. A la lumière de la bougie, ses yeux bleus se plissèrent pour arriver à déchiffrer la très ancienne langue des Dieux, c’était du grec ancien extrêmement âgé, du grec qu’on ne parlait plus du tout à l’heure actuelle.
Le lumignon de la bougie dansait devant le visage concentré et imperturbable du Grand Pope, les écrits qu’il avait devant lui dataient du temps où les Dieux vivaient sur la terre. Ce récit avait été rédigé par Héphaïstos lui-même, narrant une grande fête célébrée en l'honneur de la Déesse Athéna, chaque Dieu avait apporté un présent pour la elle. Héphaïstos avait forgé une arme grandiose aussi bien de par sa puissance que de par son aspect. Il s’était présenté devant la Déesse, un œuf d’or entre les mains. Plus tard, Zeus eut vent de cet étrange présent et apprit que cette arme était capable de détruire l’Univers aussi bien que de le faire renaître et que n’importe qui était capable de s’en servir.
Héphaïstos ne voulait que faire plaisir à la Déesse, mais la colère de Zeus contre lui fut sans appel ; catalogué d’irresponsable, il fut envoyé en quarantaine durant des mois. Une telle arme entre de mauvaises mains pouvait être catastrophique pour leur existence à tous.
Indestructible, Zeus se mit d’accord avec sa fille Athéna pour cacher cette arme et tous deux firent en sorte qu’elle change de forme tous les deux cents ans afin que jamais personne ne la retrouve.
A cette époque, l’œuf d’or fut caché dans les montagnes de Grèce où Athéna apposa son sceau.
Mais c'était sans compter sur la venue des hommes et de la disparition des Dieux de la surface de la Terre. Relégués dans les cieux, l’arme fut oubliée.
Le récit s’arrêtait ici, mais Onissifor avait découvert un autre récit rédigé par le premier Grand Pope, trois cent cinquante ans plus tard, racontant qu’il avait envoyé plusieurs de ses chevaliers à la recherche de cette arme qui portait le nom, à ce moment-là, du Feu de l’Ange. Son armée revint amoindrie, blessée, avec le feu de l’Ange.
L’arme avait pris la forme d’un bouclier en or.
Le Grand Pope en place à cette époque avait voulu se servir de cette arme mais avait été terrorisé par sa puissance. Il voulut la détruire mais ne réussit qu’à amplifier son pouvoir.
Une fois encore, l’arme fut cachée, dissimulée aux hommes et aux Dieux, Athéna partit la cacher elle-même dans un endroit connu d’elle seule et y apposa de nouveau son sceau.
Dans sa recherche, Onissifor découvrit d’autre récits évoquant une arme destructrice, portant à chaque fois des surnoms différents : La roue du Diable, La déesse Noire, Le Souffle Divin…
Le Grand Pope qui légua son trône au Chevalier du Bélier après la grande Guerre Sainte contre Hadès en 1743 avait lui aussi entrepris de retrouver cette arme et à cette époque, le nom qui la désignait était la 13ème armure.
Elle ne fut plus jamais retrouvée…Jusqu’à aujourd’hui…
-Comment se fait-il que cette arme s’est retrouvée sous le Temple du Verseau si Sion avait abandonné la recherche ? demanda Galec lorsque Onissifor lui fit relire les récits qu’il avait retrouvé dans la très vieille bibliothèque du Palais.
-Aucun texte ne parle de ce mystère, fit Onissifor debout devant la fenêtre du bureau qu’occupait Galec pendant la journée quand il ne courait pas dehors.
-Où est cette arme ? Qui la détient à l’heure actuelle ?
-Là est toute la question, Galec. Ce que j’ai vu dans le temple du Verseau n’était que des échos, des résidus de ce qu’a laissé ce chevalier en emportant l’arme avec lui. La seule chose que l’on sait aujourd’hui, c’est que cette arme a pris la forme d’une statuette représentant la Déesse Athéna tenant dans sa main droite un petit temple.
Onissifor poussa un long soupir.
-D’après ce que j’ai compris, il est inutile de la détruire, cela ne fait que renforcer sa puissance.
-Le Mal engendre le Mal.
Le Grand Pope s’était retourné vers Galec qui était toujours penché sur les parchemins.
-Héphaïstos n’avait pourtant pas forgé cette arme dans une mauvaise intention, fit Aiolos avec un petit sourire forcé. Ce n’était qu’un simple cadeau d’une divinité à une autre.
-Est-ce qu’un homme pourrait s’en servir facilement ? Je veux dire, découvrir son mode de fonctionnement ?
-Justement, je me pose la même question. Le fait qu’elle change de forme tous les deux cents ans son mode de fonctionnement doit aller de pair.
Les mains à plat sur le rebord de la fenêtre, Aiolos observait la pâleur du ciel de ce jour.
-Galec ?
-Oui ?
-Il n’est pas nécessaire de divulguer la moindre information à ce propos pour le moment tant que mes visions seront floues.
-Bien. Et pour la Déesse Athéna ?
-Je suis certain qu’elle est déjà revenue sur Terre et si mon intuition est bonne, si la Déesse s’est aperçue que quelqu’un s’était emparé de l’arme, alors je crois qu’elle va revenir d’une façon plus discrète qu’à l’accoutumée. Ta mission pour la retrouver tient toujours, Galec.
-Bien.
Après sa conversation avec son Premier ministre, Onissifor repartit méditer dans le Temple de la Déesse Athéna. Il devait à tout prix comprendre pourquoi certaines de ces visions lui étaient cachées. Surtout celles concernant Athéna et la 13ème armure. Quelque chose ou quelqu’un entravait ses visions et ses méditations.
On voulait lui empêcher de voir ce qui se passait exactement, on cherchait à brouiller ses pistes.
Mais qui pouvait bien vouloir à ce qu’il soit aveugle et rate quelque chose de très important ?
Qui avait plutôt intérêt à ce que le Grand Pope en place au Sanctuaire d’Athéna reste bien tranquille ?
Hadès ?
Hadès a été vaincu lors de la dernière Guerre sainte, Elision a été détruite.
Qui tire les ficelles ?
Onissifor devait méditer plus loin, plus longtemps encore, trouver à qui appartenait ce cosmos qui se glissait entre le sien et ses visions.
L’île d’Aiguille (Sotoro)
Roberto descendait l’escalator du grand hall de l’aéroport avec ce sourire béat du touriste comblé de bonheur d’être enfin arrivé à bon port. Sa petite valise à la main, bermuda jaune et longue chemise à fleur, il était la caricature du plouc qui sortait pour la première fois de son bled.
Le petit aéroport d’Aiguille était bondé, il passa inaperçu car il comprit très vite qu’il n’était pas le seul à se promener dans cet accoutrement. Le Sicilien sortit sous un soleil de plomb et un ciel plus bleu que l’Océan qui se déployait devant lui. Il chaussa ses lunettes de soleil et fit signe à un taxi qui attendait stationné contre le trottoir.
Avec son large sourire, il s’installa dans le taxi, sa valise à côté de lui :
-Et où est c’qu'il va, le vacancier ? lui demanda le type au volant sur un ton enjoué.
-Oh, eh bien… Une petite cure me ferait le plus grand bien.
-Vous avez une préférence ? C’est qu'il y’en a, des thermes sur Aiguille !
-J’ai vu dans un dépliant la cure thermale de « La Statis Blanche ».
-Ah oui ! C’est l’établissement principal ! C’est parti !
Ils roulèrent sur une route à deux voies accrochée à un flanc de montagne. Le vide au-dessous d’eux était vertigineux , la route zigzaguait comme un serpent gris en train de paresser sous un soleil radieux.
L’île était un pays vallonné de prairies vertes, rehaussé de gigantesques montagnes acérées aux cimes enneigées. A plusieurs reprises, Roberto put apercevoir au loin de hauts monticules recouverts d’herbe verts et, creusés en leur centre, les volcans qui s’étaient éteints.
Ils roulèrent un long moment, puis quittèrent la tortueuse route des montagnes pour arriver dans une région légèrement plus plane. L’établissement thermal se trouvait lové au pied d’un volcan éteint, entouré de prés et d’arbres.
Le taxi déposa Roberto à l’entrée des thermes et l’homme régla sa course.
Le lieu était joli, le bâtiment entièrement blanc accueillait les vacanciers sous une grande arche de marbre blanc entourée d’une épaisse végétation chargée de fleurs blanches.
Deux ravissantes fontaines trônaient de chaque côté de l’arcade, représentant chacune un troupeau de chevaux blancs bondissant hors du bassin au milieu de jets d’eau claire.
Un sourire aussi innocent que réel, Roberto regardait les gens sortir et entrer dans le bâtiment, certains affublés d’un peignoir blanc. Il y avait une certaine effervescence dans ce lieu, deux jeune filles passèrent à côté de lui, se dirigeant vers l’entrée. La plus jolie se mit à rire aux éclats, elles portaient toutes les deux une affriolante tenue de tennis, leur mini-jupe ne descendait pas au-dessous du haut de la cuisse. De derrière, Roberto aurait presque pu voir de quelle couleur était leurs petites culottes. L’Italien suivit du regard les deux jeunes filles entrer par la porte vitrée du bâtiment, raquette à la main. Son sourire s’étira, prenant sa valise, il se dirigea vers l’entrée et décida de changer de plan.
L’intérieur était aussi blanc que l’extérieur, à la différence de quelques touches de vert pâle par-ci par-là, le hall d’accueil était véritablement immense, frais, de haut plafond, sa sobriété égalait son calme. Roberto vit son reflet sur le dallage du sol tant celui-ci était lisse et miroitant.
Ses pas glissèrent en silence vers les bureaux d’accueil au fond du hall. Il se présenta devant une charmante hôtesse toute souriante, une petite brunette qui ne devait pas avoir plus de trente ans.
-Bonjour, bienvenue à la Statis Blanche. Que puis-je pour vous, Monsieur ?
Roberto feignit de prendre un air embarrassé en espérant que son jeu était crédible.
-Eh bien… En fait, je viens à l'improviste, je n’ai rien réservé.
Voyant le visage interloqué de la jeune hôtesse, Roberto pensa que son air devait être adéquat.
-Attendez, je vérifie qu’il me reste des chambres (elle pianota sur son écran)... Vous pensez rester combien de temps ?
Haussement d’épaules.
-Je ne sais pas, en fait, j’ai un grand besoin de repos, j’ai failli péter les plombs sur mon lieu de travail, surmenage et tout ça (regard de biais de l’hôtesse), enfin, vous voyez, quoi.
-La plupart des gens viennent ici pour se ressourcer, n’ayez aucune inquiétude, notre équipe a l’habitude, lui dit-elle aimablement tout en continuant de pianoter sur son écran tactile.
-Bien sûr.
-Ah ! Il nous reste une chambre au niveau supérieur de l’aile sud, couloir de la Vanessa.
-Très bien, il serait impoli de ma part de faire le difficile.
-C’est une très bonne chambre, confortable, avec télévision, chaîne stéréo et mini-bar. J’aurais besoin de votre carte de crédit et de l’empreinte de votre pouce, s’il vous plaît.
-Oh, bien sûr !
Enjolivant son sourire, Roberto se prêta gracieusement au jeu et posa son pouce sur une plaque de fer froid reliée à l’ordinateur de l’hôtesse. Roberto avait l’habitude de ce système de règlement, la plupart des hôtels de luxe du monde entier en étaient dotés.
-Vous connaissez le système ? lui demanda-t-elle en le regardant de ses grands yeux bleus.
Roberto fit la moue.
-Il vous suffira de poser votre pouce sur la plaque se trouvant à côté de la porte.
-Très bien.
-Bon séjour chez nous, Mr Lamalle.
L’Italien suivit un bagagiste qui l’emmena vers sa chambre.
Mine de Jade, Mexique
Il avait plu à l’extérieur, les parois de la grotte suintaient de partout, de grosses gouttes d’eau froide s’échappaient du plafond crevassé. La pierre du lieu était devenue lisse et brillait sous la faible lumière que diffusait la lampe à pétrole du vieil homme. La plupart du temps, la grotte était sèche et la température tournait autour des 35/40°, il y avait longtemps que la fraîcheur n’avait réussi à venir jusqu’ici, il avait dû pleuvoir longtemps et beaucoup dehors.
Le vieil homme accueillit ce regain de fraîcheur avec reconnaissance ; depuis trois jours, des flaques d’eau s’étaient formées dans plusieurs endroits. Il ne les voyait pas, mais entendait les multitudes de gouttes d’eau qui tombaient sur le sol, composant une étrange musique humide à ses oreilles déjà bien abîmées par le temps.
La petite source minérale qui coulait non loin de là émettait un clapotement plus prononcé depuis quelques heures. Le vieil homme en avait profité pour faire des réserves bénéfiques d’une eau bien fraîche et remercia sa Déesse Athéna de lui avoir donné toute cette eau.
Plongé dans sa méditation, il était assis là, sur un rocher, laissant les gouttes d’eau tomber sur son visage et ses vêtements rapiécés. Assis dans la position du lotus, son aura brillait doucement, rien ne pouvait le perturber, ses méditations l’emmenaient autre part, ailleurs, hors de cette prison de solitude. Il voyait que les choses bougeaient, il voyait que les fils et les filles de la lignée des chevaliers d’Athéna étaient en route. Il vit aussi que sa déesse elle-même s’était enfin décidée à revenir sur Terre.
Bien qu’il fût aveugle, le vieil homme voyait très bien de par son esprit ouvert et son cosmos, et plus d’une fois il fut agressé par un cosmos puissant et haineux sans qu’il puisse déterminer qui essayait de le détruire de l’intérieur.
Mais les tentatives de ce cosmos rempli d’agressivité n’arrivaient jamais à leur fin, il le repoussait avec force et détermination.
Le vieil homme savait qu’un nouveau Pope était en place au Sanctuaire d’Athéna, il savait aussi que c’était l’ancien chevalier du Sagittaire qui avait repris le trône.
A maintes reprises il tenta de le joindre dans ses méditations, mais il semblait que ce cosmos d’agressivité qui venait le perturber s'entêtait aussi à vouloir détruire la connexion qu’il essayait d’établir avec le grand Pope.
L’histoire était en route, il y avait déjà eu un mort… ou plutôt une morte, une femme qui s’était trouvée sur la route d’un des pions de ce cosmos agressif. Un des fils de l’ancienne lignée des chevaliers d’Athéna ne savait plus très bien où il en était et un être étrange était venu prendre contact avec lui, pour l’emmener.
Mais lui, il était là, vieux certes, mais en apparence, car il gardait ce que la Déesse Athéna lui avait mis entre les mains, il y avait de cela plus d’une centaine d’années. Il avait fait le serment de la garder, de la protéger, car ils allaient venir, tous, les bons comme les mauvais, ainsi que ceux qui n’existaient pas encore. Ils allaient venir, pour la prendre ou pour la détruire, à cet instant, ils devraient prendre la décision… « Il » devra la prendre, car tout allait dépendre de « lui »…L’avenir de la Terre, celui des hommes, des Dieux, l’avenir de l’Univers entier va dépendre de « lui ».
Avec sérénité, le vieil homme laissa son esprit entrer dans une méditation lente et profonde, laissant les gouttes d’eau continuer de mouiller son visage et ses vêtements.
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Cette fiction est copyright Galatée
Les personnages de Saint Seiya sont copyright Masami Kurumada.