N’être qu’une enfant et porter le poids du monde,
Faible et fragile, perdue sur cette planète ronde,
Jusqu’au jour où enfin tu te découvriras,
Véritable identité : Pallas Athéna.
Au départ la charge semblait dure à assumer,
Mais vite tu t’aies découvert de fidèles alliés,
Prêts à se battre ardemment et se sacrifier,
Pour toi : incarnation d’un idéal sacré.
Mais ta destinée malgré tout sera un fardeau,
Car telle une égérie, tel un bel angelot,
Tu devras inspirer tes vaillants Chevaliers
A se lever face aux létales divinités.
Tel sera ton éternel devoir : résister,
Même si premièrement tu ne l’as pas remarquée
Cette Humanité qui t’élève noble protectrice
De cette Terre contre les divins caprices.
Mi-femme mi-déesse, là demeure la tragédie
De ne pouvoir traverser la divine comédie,
T’éloignant de feu Pégase, le preux Chevalier,
La déesse vierge contre cet amour partagé.
Mais Cronos remplira son office funèbre,
Saori dans les batailles deviendra célèbre,
En endossant le destin d’une olympienne,
Celui de l’âpre Athéna déesse terrienne.
Parée de Dikè et Nikè, Sceptre, Bouclier,
Entourée de ses invincibles Chevaliers,
Elle chevauchera en hurlant la Victoire,
Brandissant Justice sans solliciter sa gloire.
Sainte parmi tes Saints, tu fis de rudes sacrifices.
Transpercée par la vive flèche d’or, premier supplice,
A l’égal de tes protecteurs, tu subis milles maux,
Prémisse de ton séjour dans un pilier sous les eaux,
Pour finir exsangue dans le sombre royaume d’Hadès.
Mais peu t’importe lorsque physiquement ils te blessent,
Car tu ne souffres pas pour toi mais pour les hommes,
Ainsi que pour tes guerriers devenus fantômes…
Pleure Athéna, pleure les pertes humaines, mais bats-toi !
Par l’épée de celui qui des mortels est las,
Transpercé ton dévoué Chevalier Pégase,
Mais rappelle-toi éternellement de cette juste phrase :
« Cette immense force que possèdent les hommes dans leur cœur,
Cette force qui jaillit de la source de vie : l’Amour. »
Grâce à ces mots tu sauras vaincre toutes tes peurs
Et toujours honorer leur immuable bravoure…
Dès lors tu deviendras là suprême harmonie
De l’Amour des humains, de la force des dieux rois,
Composant aux mortels une ultime rhapsodie
L’hymne de la gloire des hommes libres de leur foi !
Athéna…